Dispositif prix des CEE : Certificats d’économie d’énergie

4 Nov 2021 | Suivi et analyse des prix de marchés

Tendances des prix des CEE

Jusqu’en début 2018, le prix du CEE précarité a gardé un prix relativement stable autour de 5 €/MWh cumac. Celui du CEE clasique a lui continuellement augmenté depuis 2016. Les deux certificats, avec un prix similaire en 2018, ont depuis significativement monté pour atteindre un prix supérieur d’environ 8 €/MWh cumac début d’année 2020.

D’importants changements sur ce marché sont par la suite apparus, suite à la crise sanitaire liée au Covid-19. D’une part, le volume d’obligations de CEE dépendant majoritairement des consommations d’électricité, de gaz et de carburants, et ces trois derniers ayant diminué, le volume d’obligations a chuté. D’autre part, le volume de CEE délivré a lui aussi fortement diminué. Malgré ces évolutions, le prix des CEE est resté relativement stable sur 2020 avec une tendance de fond à la hausse tout de même.

Depuis le début de l’année 2021, le niveau important des volumes de dépot de CEE suite aux nombreuses opérations réalisées en 2020 et à l’importance des coup de pouces a impacté le prix des CEE à la baisse, perdant près de 10 % entre janvier et mai. Depuis juillet, les prix restent globalement orientés à la baisse mais commencent à se stabiliser. La raison de ce revirement progressif de prix se situe notamment dans la révision de certaines fiches initialement très rémunératrices (récupération de chaleur sur groupe froid, presse à injection…) et dont les niveaux de rémunération ont été revus à la baisse.

Malgré la fin d’une partie des coups de pouce et les révisions de fiches CEE, le prix des certificats continue à baisser sur la fin de la 4eme période, anticipant des niveaux d’obligations peu ambitieux pour la 5eme période

Le dispositif CEE

Le dispositif des Certificats d’Economie d’Energie (CEE) a été instauré en 2005. Celui-ci a pour objectif de faire des économies d’énergies dans divers secteurs. Pour appliquer cet objectif, les fournisseurs et distributeurs, appelés « obligés », doivent permettre aux consommateurs de réaliser des économies d’énergie. Ces économies se représentent par des certificats d’économie d’énergie. D’autres acteurs, les « éligibles », peuvent aussi obtenir des CEE. Le prix des CEE s’exprime en c€/kWh cumulé actualisé. Un marché fut créé pour permettre l’échange de ces CEE. La vente de certificats peut entre autre permettre le financement dans des systèmes de management de l’énergie.

Ainsi, par périodes triennales, l’Etat fixe un objectif à atteindre. Depuis 2016, deux CEE distincts existent : les CEE classiques et les CEE précarités. Les certificats précarités concernent les ménages vivant en précarité énergétique, c’est-à-dire les personnes dédiant plus de 10 % de leurs revenus à des dépenses énergétiques dans le logement.

La quatrième période de CEE (2018–2021)

Actuellement nous sommes dans la quatrième période quadriennale (de 2018 à 2021 inclus). Cette période a pour objectif d’économiser 1600 TWh cumac, dont 400 TWh cumac de CEE précarités.

 Différentes associations de consommateurs et fournisseurs estiment les objectifs de cette quatrième triennale (1600 TWh cumac) trop élevés. Cette raison expliquerait une élévation des prix des certificats d’économies d’énergie. La hausse actuelle du marché, autant pour les certificats classiques que précarités, impacte directement sur le prix du gaz et de l’électricité pour les consommateurs.

Durant cette période, le dispositif s’est amélioré dans l’objectif d’être plus clair et efficace pour le consommateur. Ceci permet de mieux y distinguer les offres. 203 fiches d’opérations standardisées existent actuellement, réparties dans les différents secteurs d’application :

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